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jueves, 27 de octubre de 2016

"A través del espejo" reviewed by Obskure Mag (France)



Text by Oliver Bernard

 A través del Espejo est le premier album de l’Argentin à paraître chez 12k.
Durand est un compositeur d’ambient délicat, ce disque le prouve une nouvelle fois. Les dix titres qui le constituent possèdent un charme candide irrésistible. Armé d’instruments et d’outils divers, l’artiste propose une musique élégante, parfois expérimentale, portée notamment par des manipulations de bandes. Ainsi, on ne peut s’empêcher de penser à la série The Disintegration Loops de William Basinski sur « Linternas junto a la Laguna (Lanterns beside the Lake) », « Cancion de la Via Lactea (Miky Way Song) » et « Recuerdos en Super 8 (Memories on Super 8) ». Le musicien concocte des mélodies simples, lumineuses, utilisant avec beaucoup de talent le procédé de la boucle. Cet aspect répétitif est particulièrement prégnant sur « Mirador en la Montana (Viewpoint in the Mountain) », « Linternas junto a la Laguna (Lanterns beside the Lake) » et « Cancion de la Via Lactea (Miky Way Song) ». La douceur générale est renforcée par la présence de boîtes à musique, d’une lyre Auris ou encore d’un carillon Koshi ; de même, on perçoit de temps à autre quelques drones limpides, ajoutant encore plus de quiétude à l’ensemble (« Cancion de la Via Lactea (Miky Way Song) », « A través del Espejo (Through the Mirror) »).
Notons qu’Andrew Chalk joue du synthétiseur sur « Mirador en la Montana (Viewpoint in the Mountain) » et que Durand se sert de l’enregistrement d’une femme préparant le coucher de ses enfants (« Hora de dormir (Time to sleep) »), un moment tendre à l’image de ce magnifique opus.


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Merci beaucoup Obskure & Oliver Bernard! F.

martes, 19 de enero de 2016

"A través del espejo" reviewed by Silence And Sound (France)


Federico Durand - A Través Del Espejo
(12K)
C’est à un monde emprunt de douceur et de légèreté que nous convie le nouvel album de l’argentin Federico Durand, avec A Través Del Espejo,qui n’est pas sans évoquer une certaine idée de cet « autre » moi que l’on pense voir et discerner à travers le miroir. Ici les boites à musique, carillons et autres instruments à lames et à cordes que l’on effleure, s’emploient à dessiner des motifs tutoyant les bords d’un abime en forme de doux précipice. Federico Durand bâtit des mélodies puisant leurs ressources dans une poésie embrumée de musique aérienne et de broderie féérique. Les pointillés de ses notes se superposent avec élégance, donnant à apercevoir la beauté d’un monde enfoui, que l’on cache sous un manteau d’étoiles, souvenirs d’une enfance heureuse baignée de mélancolie vaporeuse et de lumière jaunie. A Través Del Espejo ne se contente pas de jouer avec les sens, véhiculant des histoires irisées par le temps, aux angles arrondies et courbes horizontales, flottant sur les soubresauts de l’âge tendre, perché dans les profondeurs d’un cortex flirtant avec les caresses du vent, les voiles gonflées à bloc pour remonter lentement les courants d’une énergie bienfaitrice. Vital.
Roland Torres
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Thank you very much Roland & Silence And Sound for this nice review! F.

lunes, 16 de diciembre de 2013

"El idioma de las luciérnagas" reviewed by Seek Sick Sound (France)



LE LANGAGE DE LUCIOLES

Des carillons emmitouflés de crissements de criquets et de bruissements de feuilles d’arbres s’agitent paisiblement pendant que la nature gagne un repos bien mérité. Le pouls ralentit tandis que le souffle s’adoucit parmi les réverbérations éclairées perdues dans l’immensité de la nuit. Le temps, lui, perd de sa signification, et s’échappe de cette nouvelle réalité peuplée d’insectes luminescents.
Le langage des lucioles, traduction littérale d’El Idioma De Las Luciérnagas, dernière œuvre en date de Federico Durand, se niche directement dans ces cavités inexplorées de l’imaginaire, neurasthéniques tout en restant hypnotiques. Publié sur le très sélectif Desire Path Recordings avec environ une sortie tous les six mois, ce dernier long format est disponible en vinyle et en digital depuis septembre et fait suite au féérique El Libro De Los Árboles Mágicos paru l’année dernière sur Home Normal ou encore au nostalgique Saudade, issu de sa collaboration avec Tomoyoshi Date et chroniqué ici plus tôt dans l’année.



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Please, read this wonderful review HERE.

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Merci beaucoup Seek Sick Sound and Raphael Lenoir! F.

miércoles, 31 de julio de 2013

Melodía @ Les Inrocks (France) #921-923 | Juillet-Août 2013


Amigos, comparto esta hermosa reseña del álbum debut de Melodía (Tomoyoshi Date & Federico Durand) aparecida en Les Inrocks (Francia) #921-923 | Juillet-Août 2013. 

domingo, 17 de marzo de 2013

Little and shiny review @ Indie Rock Mag (France)



Sortie le : 14 février 2013
Tous deux passés par les rangs du label luxembourgeois Own Records, l’Argentin Federico Durand et le Japonais Tomoyoshi Date s’y retrouvent après une tournée commune pour ce premier album de leur duo Melodía mastérisé par Stephan Mathieu. Au programme, rêveries cristallines empreintes d’une nostalgie diffuse et field recordings tirés de leur contexte quotidien pour toucher à une forme d’abstraction poétique.
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Merci beaucoup,
Federico

Melodía - Review @ Seek Sick Sound (France)




Malgré les progrès de la science, le monde nous semble toujours aussi vaste et paradoxalement de moins en moins compréhensible. Aujourd’hui, oser penser que l’on connait ne serait-ce qu’un centième de ce que la Terre nous offre serait sans doute taxé de folie, alors pourquoi cette insatiable soif de connaissance ? Federico Durand et Tomoyashi Date ont eux bien compris que comprendre le monde est superbement vain, et qu’il suffit seulement de l’observer avec les yeux d’un enfant émerveillé afin d’apercevoir un bref instant une forme de suprême sérénité. Issu de Sao Paulo, ville surnommé aussi aussi Terra da Garoa (terre du crachin), Federico n’a eu de cesse que de transmettre ce message d’humilité à travers ses différents albums en solo comme El Éxtasis De Las Flores Pequeñas sorti en 2011 sur Own Records (label dont on parlera un peu plus loin) ou encore El libro De Los Arboles Magicos paru via Home Normal l’année dernière. Plonger dans l’univers de Fede c’est comme découvrir l’insouciance de notre plus jeune âge, pénétrer dans un conte de fée, et, à l’instar d’un Peter Pan, être piégé à tout jamais au pays des merveilles. Mais l’artiste sait aussi très bien s’entourer comme le prouve Luz, ce très bel album issu d’une collaboration avec Nicholas Szczepanik qui est dans la même veine ambient garni de fields recordings que l’on apprécie tant. Mais aujourd’hui, c’est avec un autre paysagiste répondant au nom de Tomoyoshi Date que va s’associer le brésilien.
Eureka ! Voilà comment un terme peut à lui seul définir cet album. Et pourtant le pari était loin d’être gagné, car sous son enveloppe candide, le cœur de cet album est absolument indéchiffrable. Les carillons sur “The spirit of rain arrives to the forest” agités par le vent semblent nous accueillir sous notre nouveau toit à ciel ouvert. Les longues notes de guitare et de piano éparpillés par la brise résonnent dans notre conduit auditif sans que nous ayons perçu leur origine énigmatique. Nous sommes alors gagnés par un sentiment aussi impénétrable que celui dont le sens a été approché précédemment, car la saudade n’est pas innée ; elle s’acquiert. Comment opposer une résistance à ce sentiment nouveau qui nous habite, comment résister à cette fragilité dans les arrangements ? Là encore il nous faut tout accepter car le jeu en vaut définitivement la chandelle, la saudade étant si agréable à éprouver (...).

Read all this beautiful review HERE.

Autheur: Raphael Lenoir

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Muchas gracias Seek Sick Sound & Raphael Lenoir for the heartfelt review!
F.

sábado, 31 de marzo de 2012

Federico Durand & Tomoyoshi Date ~ Centre Pompidou-Metz (France)



Centre Pompidou-MetzFrance ~ European Tour 2012

Dimanche 29 avril 2012 à 16h

Federico Durand est un musicien qui vit dans la banlieue de Buenos Aires. Sa musique constitue un entrelacement de sons recherchant introspection et ravissement à travers des mélodies simples agrémentées de field recordings enregistrés au coeur de l'Argentine. Federico adore les livres, l'automne et le thé Earl Grey. Les instruments acoustiques constituent son matériau brut comme le bois pour l'artisan qu'il taille et mêle pour parvenir à des collages puisés également dans de vieilles cassettes, des films super 8 ainsi que des MiniDiscs désuets.
Nouveau signe d’un attachement tenace à la nature, El Extasis De Las Flores Pequeñas proroge la poésie ensommeillée de La Siesta Del Ciprés, porte un regard tendre sur ce passé où Federico Durand arpentait les espaces verts avec ses grands-parents. Avec mesure et délicatesse, l’Argentin façonne des textures engourdies qui renvoient aux frêles divagations de Chihei Hatakeyama lorsqu’elles occupent l’essentiel de l’espace (Atardecer En Las Montañas), capte des fragments de nature dans ce qu’elle a de plus paisible, récupère des tranches de vie évoquant autant les jardins d’enfants que les portraits de famille fanés. Une guitare, un piano, que les épreuves du temps ou les passages sur bandes magnétiques auront pris soin d’éroder, esquissent des mélodies simples et ajourées, hésitantes et chargées de nostalgie, comme peuvent l’être celles de Bexar Bexar ou Colleen. Avec pareils rapprochements, la fragilité et l’humilité sont immanquablement au rendez-vous. Et la promesse d’une caresse tenue. – Autres Directions

Tomoyoshi Date est né à São Paulo (Brésil) où il a vécu jusqu'à l'âge de 3 ans. Médecin de formation, il vit actuellement à Tokyo (Japan). Il crée des sons acoustiques et organiques qui avec une touche de traitement numérique produisent une musique minimaliste très originale combinant la chaleur brésilienne à la délicatesse nippone. Il collabore régulièrement avec des musiciens tels que Chihei Hatakeyama et Corey Fuller. Plusieurs labels indépendants de renom ont accueilli son travail: Kranky et 12k (États-Unis), Room40 (Australie), Flyrec (Japan).

De l’esthétique, de la singularité et de beaux accents de sensibilité. Les luxembourgeois d’Own Records sont en passe de gagner l’une des plus belles batailles qui soit pour un label : être un infaillible gage de qualité. En témoigne la très discrète excellence de leur déjà sixième référence de l’année, assurément la plus intime et la plus personnelle – c’est un émouvant cadeau prénatal. A l’image de l’inusable For Waiting, For Chasing de Pan American, le nouvel album du Brésilo-Japonais Tomoyoshi Date s’inspire de la paternité. Le nouveau-né s’appelle Otoha. C’est une fille, ici précédée d’une jolie musique d’éveil, comme chuchotée à travers les parois d’une bulle absolument sécurisante. Il y a de la lumière douce et filtrante. Il y a aussi tout ce qui fait l’attrait de l’électro-acoustique dans ce qu’elle a de plus infusée, organique et apaisante: du piano par petites touches, du laptop, des field recordings mais aussi des fées clochettes, des cours d’eau, des bruissements de feuilles et beaucoup de soleil tendre. – Autres Directions



Intospective is curated by Own Records.

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Tomoyoshi and I will be playing in this beautiful place. This is the LINK to their web-site.

F.